Arts de rue, théatre, musique, les multiples influences de Cabadzi en font un groupe mutant et ouvert à de multiples projets qui justement se succèdent. Avant de passer encore une nouvelle étape retour sur l’origine de ce groupe atypique avec Lulu, le chanteur...
Peux tu nous raconter l'histoire de Cabadzi car avant d'être un groupe de zik vous êtiez dans l'art de rue...
Voilà c'est ça ! C'est une compagnie qui s'est fondée en 2004 en gros donc il y a 5 ans avec pour but à la base d'emmener nos spectacles en milieu rural ou en banlieue, dans les endroits où il n'y avait pas vraiment de salle, d'où l'idée du chapiteau équipé qu'on a eu pendant des années et qu'on a encore... Artistiquement on vient vraiment des arts de rue, on a toujours mêlé la musique, la création musicale à la création visuelle c'est à dire théâtre, théâtre d'objet, théâtre d'ombre et surtout cirque : on a beaucoup travaillé avec les cirquassiens.
Comment en êtes vous venu à devenir un groupe ?
Il y a eu un spectacle qui a beaucoup tourné il y a 2 ans qui s'appelle "13èmes à table" où Lucie qui est au chant, Vikto qui est au beatbox et à la composition et moi à l'écriture et au slam et on s'est rencontré autour de ce spectacle là. Un jour un de nos artistes de cirque de ce spectacle est parti au Canada pour Cirque Eloize une grosse grosse troupe internationale et on venait juste d'enregistrer l'album donc on s'est dit on abandonne toute la partie art de rue et on se met à fond dans la musique depuis le mois d'avril 2009.
Vous avez sorti cette année «Emeute de souffles » comment le définirais tu ?
Ça reflète toutes nos influences... Dans le groupe on est cinq : Vikto qui est au beatbox vient du hip hop, moi à l'écriture et au slam je viens plutôt de la chanson française, Lucie qui est au chant vient vraiment du chant du monde, Camille qui est au violoncelle et Jo qui est multi-instrumentiste tuba trompette et guitare viennent de la musique classique. Avec cette base rythmique hip hop et beatbox on erre dans beaucoup d'univers... On a beaucoup de journaux, de radio qui nous soutiennent on a eu Longueur d'ondes qui a fait une grosse page sur nous, Francos fans aussi Radio néo qui nous soutient régulièrement (on a été joué pour eux aux Glazart à Paris) donc voilà on a reçu un bon accueil presse et média très très vite ce qui nous a permit de beaucoup tourner en 2009.
Avez vous déjà rencontré des problèmes, notamment en Vendée, par rapport à vos textes...?
Non non on n'a jamais rencontré de problème, je pense que c'est surtout dû à notre live qui est beaucoup basé sur l'humour, ce qui permet de dédramatiser tous mes textes. On s'est retrouvé à jouer devant des publics qui pouvaient ne pas du tout adhérer à mes textes et par contre adhérer à notre musique, à notre façon d'être sur scène ! Ça n'a jamais posé de soucis...
Votre album est sorti nationalement ?
Non il n'est pas sorti nationalement on a eu pleins de propositions de distributeurs et puis au final on trouvait que c'était l'arnaque à chaque fois donc on s'est contenté de le mettre en digital comme tout le monde sur internet et en distribution physique par le biais de notre myspace et de nos concerts et là en distribution physique on en a déjà vendu 1400/1500 c'est donc plutôt pas mal...
En parallèle à Cabadzi vous avez un autre projet « 123K » avec Aka la Troupe du Son et Caminata, peux tu nous en dire davantage...
On connait très bien Aka parce qu'on a souvent travaillé avec eux en technique et on a beaucoup tourné avec Caminata l'année dernière donc on voulait tenter de monter un set d’une heure quinze avec trois groupes, chose que l'on a fait et qu'on a présenté à la Roche et qui a complètement cartonné, on ne pensait pas du tout... Maintenant il y a des possibilités de le rejouer au printemps, mais c'est un projet assez compliqué parce qu'on est 12 sur scène et il faut forcement un gros plateau...
Est ce que le fonctionnement d'une troupe est différent de celui d'un groupe ?
C'est complètement différent c'est pas du tout le même rythme de travail parce qu'avant avant on se baladait avec notre chapiteau donc on restait installé pendant une semaine voir 15 jours et là c'est des dates partout en France t'arrive, tu joue, tu pars... ça va plus vite. C'est beaucoup plus facile pour un groupes de zik car il y a beaucoup plus de réseaux, d'accompa- gnements, de fanzines, t'as des radios mais en même temps il y a beaucoup de groupe donc t'es plus en concurrence mais ça reste plus simple !
Vos projets cette année...
On a fin 2010 un gros projet avec Hos Ayas un festival international autour de la voix avec des rencontres entres musiciens mongols et français. Il y aura Les Ogres de Barback, Under Kontrol les champions du monde de beatbox, nous et d'autres groupes. On aura 15 jours de résidence avec ces musiciens traditionnels et hip hoppeurs mongols et on tournera en octobre pendant 1 mois à travers toute la France pour une quinzaine de dates, il y aura certainement des dates en Vendée ou à Nantes c'est pas encore signé mais c'est en cours...
Cabadzi au festival Free Sons Divers le 27 février aux Herbiers (85)